La frappe au marteau

Frappe au marteau

Utilisée des origines jusqu'au XVIe siècle, la frappe au marteau fut la première technique de fabrication des monnaies.

Deux cylindres de métal, les coins, portent la gravure en creux qui sera reproduite sur la pièce. Une rondelle de métal, le flan, est posée sur l'un des coins fixés dans un billot de bois. Le second coin, tenu à la main, est placé sur le flan puis frappé à l'aide du marteau.

La frappe au balancier

Balancier du XVIIe siècle

On doit à un orfèvre allemand, Marx Schwab, l'invention de la frappe au balancier, vers 1550.

C'est Henri II (1547-1559) qui impose en France cette nouvelle technique, en même temps qu'il fait importer de nouvelles machines (laminoir, découpoir) pour la préparation des flans. Huit à douze hommes se relaient tous les quarts d'heure pour manœuvrer les bras entraînant la vis qui frappe les médailles.

Avec la frappe au balancier, il devient possible de fabriquer en une minute une trentaine de pièces homogènes et de qualité. Un tel progrès se heurte à l'opposition des ouvriers monnayeurs. L'usage du balancier reste donc initialement limité. Il faudra attendre Louis XIV pour voir imposer, sous la pression du graveur général Jean Warin, cette technique dans l'ensemble des ateliers monétaires du royaume.

La frappe à la presse

Presse monétaire de Thonnelier

L'avènement de la vapeur fut à l'origine d'une nouvelle amélioration. La machine à vapeur de Watt fut ainsi utilisée en Angleterre, au tout début du XIXe siècle, par Matthew Boulton qui frappa notamment en 1791 des monnaies de nécessité (ou monnaies de confiance) pour les frères Monneron.

C'est à un ingénieur allemand, Dietrich Uhlhorn, que l'on doit l'invention, vers 1830, d'un système de presse performant. La pression exercée par un levier remplaçait celle de la vis du balancier. En France, une presse similaire fut installée par l'ingénieur Thonnelier à la Monnaie de Paris en 1845. Cette presse initialement mue par la vapeur fut ensuite actionnée par l'électricité.

Sources : sceco.univ-poitiers.fr